Les questions qu’on nous pose : peut-on confier nos documents internes à une IA sans risque ?
Contrats, procédures, fiches clients : beaucoup d’entreprises aimeraient interroger leurs propres documents avec une IA. Voici ce qu’il faut regarder avant de le faire.
1 réponse
La question n’est pas l’IA elle-même, mais le chemin que prennent vos données. Quatre points à vérifier :
- Où les données sont traitées et stockées, et si elles servent à entraîner le modèle. La réponse est dans les conditions du service, et elle diffère souvent entre la version gratuite et la version entreprise.
- Les droits d’accès. Une IA branchée sur tous vos documents peut répondre à quelqu’un avec un document qu’il n’aurait jamais dû voir. Elle doit respecter les mêmes droits que votre partage de fichiers.
- Les données personnelles. Si les documents en contiennent, le prestataire traite ces données pour votre compte : le RGPD (article 28) impose alors un contrat qui encadre ce traitement. En Suisse, la loi sur la protection des données (nLPD) pose des exigences proches.
- La fraîcheur des documents. L’IA répond à partir de ce qu’on lui donne : des procédures périmées donnent des réponses périmées.
Le plus sûr est de commencer par un périmètre limité et sans données sensibles, comme les procédures internes ou la documentation produit, de vérifier les réponses, puis d’élargir.
Avez-vous déjà fait l’exercice de savoir quels documents vous seriez prêts à confier, et lesquels jamais ?
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